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Santé et Transition Ecologique

MUNICIPALES 2020 À CESSON 77240

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26 novembre 2019

Santé et Transition Ecologique

Commission 2 

Trois propositions majeures

  • Agir face à la détresse médicale en proposant aux praticiens la formation d’une CPTS (Communauté Professionnelle Territoriale de Santé) et en mettant à l’étude la création d’un centre de santé intercommunal.

  • Mobiliser face à l’urgence climatique en développant un véritable service municipal de la transition écologique.

  • Donner l’exemple en matière environnementale : installation d’un récupérateur d’eau de pluie dans chaque bâtiment public, remise à plat de la politique d’espaces verts municipaux. Organisation d’un achat groupé à tarif préférentiel pour les Cessonnais qui souhaiteraient s’en équiper.


1) Santé

1ers constats

Concernant la santé, il y a un net déficit d’offre médicale sur le bassin de soin Cesson, Vert-Saint-Denis, Nandy et Savigny. La situation risque de s’aggraver encore: nouveaux départs en retraite de plusieurs praticiens à prévoir et construction en cours de nouveaux logements. Nous demandons la reclassification de Vert-Saint-Denis en zone d’action complémentaire. Cette question doit être l’objet d’une véritable coopération intercommunale, en particulier pour faciliter l’installation de nouveaux praticiens. Nous ne sommes pas satisfaits de la marchandisation accrue de la médecine. Le projet actuel de création d’un centre de soin privé à Bois-Sénart en est une parfaite illustration.

1ères idées

Nous pensons qu’il est possible de jouer sur certains leviers susceptibles de faciliter la tâche des professionnels de santé, par exemple une aide à la prise en charge des tâches administratives, afin de libérer du temps auprès des patients, une proposition de logements par la commune, ou encore la création d’un centre de santé intercommunal, qui pourrait répondre aux désirs de jeunes médecins d’avoir un statut de salarié. Nous souhaitons qu’il y ait un large débat sur ces questions entre la population, les élus et les professionnels.

CPTS ? qu’est ce que c’est ?

Nous soutenons l’idée de la création d’une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé. (CPTS) Cette structure proposée par la Caisse d’Assurance Maladie (CPAM) a pour but de faciliter le parcours de soin des patients, tout en contribuant à améliorer les conditions d’exercice des praticiens. Il s’agit d’une action volontaire des acteurs de la santé d’un territoire (généralistes, spécialistes, pharmaciens, infirmiers hôpitaux), qui pourrait permettre de mieux coordonner l’offre de soin, et d’obtenir des subventions importantes de la CPAM, permettant notamment la prise en charge partielle des frais de secrétariat.

Prévention!

La municipalité pourrait aussi soutenir des politiques de prévention sur la santé, par exemple pour la prévention de l’obésité par la pratique d’activités sportives et par un changement des pratiques alimentaires. On peut de ce point de vue contester la pratique des affichages publicitaires pour les Fast Food sur les abribus.

2) Transition écologique

La question de la transition écologique se traduit localement par une série de choix qui devraient être faits pour la préservation du patrimoine naturel (végétal et animal), pour que les nouvelles constructions respectent de véritables normes écologiques et enfin pour aider la population à développer de nouvelles pratiques conformes aux exigences de l’urgence climatique et plus largement de la préservation de l’environnement.

Canicules et espaces verts

La répétition des canicules suppose un bouleversement urgent de nos pratiques. La préservation du cadre naturel doit être une priorité dans tous les territoires. Il est essentiel de préserver et même de développer la végétalisation de l’espace. Nous nous opposons à la destruction des derniers espaces naturels de Cesson. Les projets de la Ferme Benoit et du Poirier Saint sont irresponsables : les experts expliquent qu’il est important de garder des espaces végétaux au cœur de la ville pour préserver la fraîcheur en cas de canicule.

De l’eau et des arbres

Dans le même esprit, il faut prendre au sérieux la question de l’écoulement des eaux, et défendre la propreté du ru de Balory. Nous soutenons les initiatives citoyennes, par exemple les actions en faveur de la défense des crapauds de Cesson la Forêt.

Il faut changer la façon de procéder pour les chantiers. Il faut éviter au maximum d’abattre des arbres, contrairement à ce qui a été fait fort légèrement par le département lors de la rénovation du collège du Grand Parc (plus de 12 chênes!).

Nous devons défendre la forêt de Bréviande contre les projets routiers et améliorer son entretien et son exploitation : éviter les abattages inutiles, en faire un espace récréatif, une réserve naturelle, un cadre de grande qualité paysagère au cœur de notre agglomération, desservi par exemple par un réseau de pistes cyclables.

Préserver la biodiversité et penser la transition écologique, c’est aussi proposer des actions en lien avec les enseignants à destination des publics scolaires, ou encore par le biais des centres de loisirs et de la MLC-MJC faire connaître le monde du vivant, inventorier et préserver les essences rares. L’écologie doit être la marque de notre commune.

Isolation et collecte des déchets

Il faut construire des bâtiments réellement isolés, comme l’avait fait la municipalité précédente pour la crèche du Moulin à Vent, et contrairement à ce qui a été fait par la municipalité actuelle pour la salle Chipping Sodbury. 

La municipalité doit repenser les systèmes de collecte des déchets, inciter aux bonnes pratiques environnementales en fournissant une expertise aux citoyens pour la mise en place d’isolation, de systèmes de récupération d’eau, de systèmes de chauffage alternatifs, à une gestion durable des jardins (sans pesticides et engrais chimiques).

Notre alimentation aussi!

La transition écologique, c’est aussi la question de l’alimentation, des circuits courts et de la préservation des sols agricoles. La municipalité doit apporter un soutien effectif aux circuits courts, par exemple aux AMAP, favoriser le bio et le local dans la restauration collective.

On pourrait créer un jardin / maraichage municipal, ou encore inciter au développement de jardins partagés, à la plantation d’arbres fruitiers et de légumes dans les espaces de la commune.

L’aménagement du territoire

Enfin, la transition écologique suppose aussi des choix cohérents d’aménagement du territoire. Les élus locaux doivent se prononcer sur les grands projets qui engagent l’avenir de notre pays en matière environnementale.

Nous nous sommes prononcés par exemple contre la privatisation des Aéroports de Paris, car ce choix est incompatible avec l’intérêt financier de la nation et contradictoire avec la nécessité de réduire la place du trafic aérien.

Nous refusons aussi tout projet de nouvelle traversée routière au travers de la forêt de Bréviande. Nous contestons aussi le développement des grandes surfaces commerciales, qui impliquant un usage toujours croissant de l’automobile.

Nous refusons enfin la politique d’extension permanente de la taille de la métropole parisienne, menée au nom de la concurrence internationale des métropoles, car ce choix est incompatible avec l’urgence climatique et le maintien de la diversité sociale dans les quartiers.


D’autres propositions concrètes

Transition écologique:
  • Convertir progressivement la flotte de véhicules municipaux à l’énergie douce.

  • Rénover entièrement sur le plan thermique un bâtiment communal (par exemple une école ou un gymnase).

  • Engager le tournant des bâtiments à énergie positive par exemple en accompagnant les habitants dans l’isolation des habitations ou le développement d’énergies douces (vers des bâtiments à énergie positive).

  • Favoriser les chantiers participatifs de rénovation énergétique (ex : achats groupés de matériaux…)

  • Les nouvelles constructions doivent aller au-delà des normes réglementaires : passer en très haute performance énergétique, création de logements « passifs ».

  • Améliorer l’offre de produits frais émanant de circuits courts. Echanger avec VSD pour améliorer l’offre des marchés (création d’un marché commun aux deux communes ?) et revoir l’offre globale des commerce sur nos deux communes. Soutenir l’action de l’AMAP et donner une meilleure visibilité à cette structure dans la commune.

  • Faire un état des lieux de la précarité énergétique. Orienter et conseiller les ménages.

  • Veiller au respect de la législation éclairage pour enseignes lumineuses et bureaux dans la ville.

Santé 
  • Développement d’un parcours de promenade fléché reliant la ville avec ses principaux espaces récréatifs, afin d’inciter à la pratique du vélo et de la marche dans les espaces verts (Forêt de Bréviande et forêt de Rougeau, bords de Seine). Se prononcer contre l’usage des pesticides sur le territoire de la commune.

  • Améliorer l’offre de restauration scolaire, en privilégiant les circuits courts et en travaillant la qualité de l’offre de repas végétarienne, ce qui suppose une formation ad hoc du personnel. Utiliser l’équipement de la Maison de la Petite enfance pour préparer sur place les repas de cette structure. Mise à l’étude de la création d’un système municipal public de restauration (à étudier avec VSD), outil pour une véritable politique de bonnes pratiques alimentaires.

  • Développement en lien avec l’ARS (Agence Régionale de Santé) et avec la MJC/MLC de politiques de prévention sur le bassin de soin (contraception, obésité, addictions).

  • Encourager la pratique d’activités physiques et sportives.

  • Politique municipale de communication sur les bonnes pratiques alimentaires, en lien avec les écoles et le centres de Loisirs.

  • Remettre à plat les mesures pouvant favoriser le maintien à domicile des personnes âgées (aides à domicile, repas, etc.).

Diminution / gestion des déchets
  • Favoriser le compostage (bacs à compost) et la récupération des eaux de pluie.

  • Lutter contre le gaspillage (campagnes de sensibilisation, meilleure gestion des quantités dans la restauration collective, favoriser le « fait maison », faire des animations telles que « familles zéro déchet », disco soupes …).

  • Mener une politique de diminution des déchets. Meilleure gestion des encombrants (lutte contre les dépôts sauvages, créer des zones de dépôts pour éviter les dépôts sur le trottoir, favoriser l’utilisation de la déchetterie).

  • Soutenir l’activité du Repair Café de la MLC (lutte contre l’obsolescence programmée en réparant, réutiliser les objets plutôt que de jeter).

  • Création d’une bibliothèque d’objets du quotidien (petits électro-ménager, puériculture, outillages de jardin, de bricolage…).

Espaces verts :
  • Pour les espaces collectifs, privilégier des plantations compatibles avec les enjeux écologiques (faible consommation d’eau, maintien de la diversité de la flore et de la faune) donc choisir en particulier des plantes adaptées à un climat plus sec.

  • Mener une politique de formation des agents municipaux sur les enjeux écologiques.

  • Soutenir le développement des jardins partagés, sur le modèle de celui de Nouveau Village.

  • Accompagner les choix paysagers des habitants : choix des plantes pour les haies (varier les espèces et choisir des plantes à baie qui permettent de nourrir les oiseaux), composition de jardins qui limitent l’apport en eau.

  • Imposer pour les projets immobiliers des choix qui garantissent une bonne végétalisation de l’espace et la protection des arbres anciens.

Les choix d’aménagement du territoire :
  • S’opposer à tout projet routier au travers de la forêt de Bréviande.

  • Agir contre la privatisation des Aéroports de Paris.

  • Refuser l’extension des grands centres commerciaux.

  • Défendre auprès des pouvoirs publics et dans les différentes instances de concertation l’arrêt de l’extension de la métropole parisienne.

  • Défendre les territoires agricoles dans GPS.